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Clinique de traitement de l'alcoolisme et de la toxico-dépendance

Dépendence au jeu - Aide & soutien

Jeu de hasard récréatif et jeu pathologique

Le joueur récréatif cherche à se divertir. Il sait qu'il existe la possibilité de perdre et que s'il gagne c'est une chance. Ces jeux sont liés au hasard.

Le joueur récréatif :

  • a un budget pour se divertir
  • espère une victoire mais s'attend à perdre
  • joue avec des amis pendant une durée limitée
  • comprend qu'il ne s'agit que d'un jeu

Le joueur compulsif est persuadé de son habileté à prévoir le résultat d'un jeu. Il pense pouvoir contrôler la chance : si quelque chose n'est pas encore arrivé depuis un certain temps c'est parce que cela va finir par arriver.

Le joueur compulsif dépense plus qu'il ne peut payer. Il ne s'agit plus d’un divertissement, le jeu a remplacé tout qui était important dans sa vie.  Les problèmes au sein de la famille commencent, avec pour conséquence des disputes, des mensonges et le refus du joueur. Il est normal de faire une dépression et de ressentir un sentiment de  honte et de culpabilité. Le joueur se sent isolé et sans espoir.

Le joueur compulsif :

  • dépense du temps et de l'argent sans limites
  • éprouve des difficultés financières
  • compense ses pertes
  • est préoccupé par le jeu
  • croit que la victoire doit arriver d'une minute à l'autre
  • ment à ses amis et à sa famille
  • fait face à des changements d'humeur, des dépressions et le sentiment de désespoir
  • refuse d'admettre l'ampleur du problème.

Contexte du jeu pathologique

D’après une enquête menée en France en 2010 un Français sur deux (48% des 18-75 ans) tente sa chance au jeu au moins occasionnellement. Cette enquête rapporte aussi qu’un sur cinq joue au moins une fois par semaine en moyenne et qu’un sur dix dépense plus de 500 euros au jeu dans l’année. Parmi ces 25 millions de joueurs, 600 000 sont concernés par l’addiction, avec une prévalence totale de 1,3% pour le jeu dit « problématique » . (Source)

Le jeu, particulièrement le jeu de hasard en ligne, est une des addictions qui se développent le plus rapidement dans le monde aujourd'hui, « l’Union européenne compte près de huit millions de joueurs en ligne.» (Source)

Au fur et a mesure que l'addiction au jeu grandit, la vie de la personne est concentrée sur le prochain jeu "arrangé" et cela conduit au désespoir, à la dépression et aux sentiments de honte et de peur. Malheureusement, plusieurs joueurs ne recherchent pas d'aide mais jusqu'à ce que le problème soit trop grave et qu'ils se trouvent dans des grandes difficultés financières.

Très souvent le jeu s'accompagne d'autres types d'addictions comme l'alcool, il est donc essentiel de trouver un traitement à ces autres addictions.

Le Baromètre santé 2010 de l’Inpes relève ainsi que 47 % des joueurs excessifs dépensent plus de 1 500 euros par an, que certains d’entre eux sont en détresse psychologique; ont des pensées suicidaires ou ont déjà fait une tentative de suicide. Par ailleurs, ils sont aussi plus à risque de consommations problématiques de produits psychoactifs. Une grande partie boit et fume : 28 % des joueurs excessifs ont un risque de dépendance à l’alcool (contre 3,2 % en population générale) et la part des fumeurs quotidiens de plus de 10 cigarettes est de 50 % parmi eux, alors qu’elle est de 29,7 % en population générale. (Source)